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Les maladies cardiaques chez le chien et le chat

Le cœur des animaux en bonne santé est réglé telle une horloge ! De 80 battements par minute chez un chien de grande race, jusqu’à 180 chez un chien de petite taille (le cœur du chiot bat en moyenne 20 % plus rapidement que chez l’adulte)… il s’établit à quelque 150 battements chez le chat. Vital s’il en est, cet organe peut toutefois aussi défaillir chez nos compagnons. 

Les problèmes cardiaques ne sont pas l’apanage des chiens ou des chats âgés. Ils peuvent être la conséquence d’une maladie héréditaire, dus au dysfonctionnement de cet organe lui-même ou bien d’un autre.


Certaines races de chiens et de chats sont prédisposées aux maladies cardiaques. C’est le cas chez le chien, par exemple, du Cavalier King Charles avec la MVD (Mitral Valve Disease). Cette maladie est malheureusement fréquente chez cette race. Elle affecte également, dans des proportions moindres, des chiens de petite taille à taille moyenne. Ceux de plus grande taille ne sont épargnés, comme par exemple le dobermann, prédisposée à une maladie nommée myocardiopathie dilatée (MCD).

Des races de chat prédisposées


Pour ce qui est du chat, on peut citer, entre autres, la cardiomyopathie hypertrophique, une maladie atteignant les parois du ventricule gauche et qui concerne en premier lieu des races comme le Main Coon, le Persan, le Chartreux, le Siamois, le Burmese ou encore le Ragdoll.

Une toux, un essoufflement, un état de fatigue… sont des symptômes - s’ils ne sont pas non plus forcément caractéristiques d’une maladie cardiaque -, qui doivent alerter le maître et inciter à consulter son vétérinaire.

La médecine des animaux de compagnie a fait d’énormes progrès et n’a rien à envier à celle humaine. Pris à temps, un problème comme un souffle cardiaque peut faire l’objet d’un traitement qui permettra au chat ou au chien de vivre sans trop de difficulté, évitant ainsi une thérapie invasive. Dans ce genre de pathologie liée au cœur, tout dépend en fait de l’origine du problème et de son stade.

Le maître devra bien entendu veiller à ne pas exagérer sur les temps de balades, éviter à l’animal d’être stressé ou encore lui éviter les écarts de température.

A chaque visite, ne serait-ce que pour le rappel annuel de vaccination, le vétérinaire procèdera à une auscultation. Muni de son stéthoscope, il pourra déceler un éventuel problème côté cœur. Une bonne raison pour ne pas sous-estimer ces contrôles réguliers ou bien de consulter en cas de doute.

Pathologies du système cardio-vasculaire du chat

Voici les principales pathologies du système cardio-vasculaire du chat :

Les cardiomyopathies

Les cardiomyopathies sont des altérations du myocarde. Il en existe deux formes principales : la cardiomyopathie dilatée et la cardiomyopathie hypertrophique.

La cardiomyopathie dilatée est la plus rare. Le myocarde s’affine et ne peut plus jouer son rôle de propulseur du sang. Le chat ne présente parfois pas de symptômes particuliers, mais il peut éprouver une gêne respiratoire, manquer d’appétit, faire une thromboembolie et mourir de choc cardio-vasculaire.

La cardiomyopathie hypertrophique est en revanche la pathologie cardiaque la plus courante chez le chat. On a observé que la population mâle en était majoritairement victime (70 %-80 %). Elle peut surgir à n’importe quel moment de la vie avec une incidence majeure vers l’âge de 5-7 ans. Aucune race n’y est prédisposée, même si les Persans et les Maine Coon sont souvent affectés.

Cette pathologie est un désordre primaire du myocarde caractérisé par une hypertrophie. Chez la majeure partie des chats touchés, la cardiomyopathie hypertrophique est initialement asymptomatique mais se manifeste ensuite par des signes liés à la cardiopathie aiguë incluant la tachypnée au repos, la dyspnée, et plus rarement une toux. La boiterie est parfois le seul signe. La durée de vie dépend non seulement de la gravité de la pathologie, mais aussi de la présence de symptômes cliniques liés à une insuffisance cardiaque et/ou à une thromboembolie artérielle.

Insuffisance cardiaque par hyperthyroïde

Avec cette pathologie, la fréquence des battements du coeur augmente (tachycardie) en raison de l’altération de la fonction de la thyroïde. C’est ainsi que le chat va au-devant de graves problèmes respiratoires et de décompensations cardio-vasculaires.

Filariose cardio-pulmonaire

Les dégâts cardiaques des filarioses cardio-pulmonaires sont souvent diagnostiqués post mortem, car les symptômes de ces parasitoses sont vagues et communs à de nombreuses maladies (comme le vomissement par exemple). La mort est brutale par décompensation cardiaque.

Tous les problèmes cardiaques exigent une auscultation du chat par un vétérinaire et la confirmation de l’examen par électrocardiogrammes et échographies.

Thromboembolie artérielle

Environ 40 % des chats ayant une myocardiopathie courent le risque de thromboembolies artérielles qui peuvent surgir brusquement au cours de la maladie. Le thrombus, ou caillot, se forme généralement à l’intérieur des chambres du coeur et s’engouffre dans l’aorte, pour s’arrêter aux endroits où les artères rétrécissent, bloquant ainsi l’afflux de sang dans cette zone. Les caillots du chat sont souvent localisés à la bifurcation des aortes (là où l’aorte se divise en artères destinées aux membres postérieurs).

La thromboembolie artérielle est un événement dramatique qui provoque des paralysies du train postérieur et une douleur si forte que le chat miaule désespérément. Il faut transporter d’urgence le chat dans une clinique vétérinaire bien équipée afin de stabiliser l’animal, de soulager la douleur et de choisir la meilleure approche thérapeutique.

La prévention

Le meilleur conseil que l’on puisse donner dans ces cas-là est de soumettre le chat à un examen cardiologique, surtout s’il appartient à des races à risque comme le Persan, le Main Coon et leurs croisements. Les thérapies seront strictement conservatoires, mais le vétérinaire peut expliquer quels sont les symptômes qui doivent alarmer selon le problème et comment réagir en cas d’urgence.

L'insuffisance cardiaque du chien âgé

Boxer avec un stéthoscope autour du cou
L'insuffisance cardiaque est une affection fréquente chez le chien âgé

Cette affection se développe chez de nombreux chiens âgés et les principaux signes d'alerte sont : un animal fatigué, qui tousse, respire de façon anormale ou fait des syncopes. Si votre chn souffre d'une insuffisance cardiaque ou s'il prend de l'âge, consultez notre fiche pour tout savoir sur cette pathologie.

Le cœur

Le cœur est un muscle qui bat en permanence pendant toute la vie de votre chien. Selon la taille du chien, le nombre de battements varie entre 50 et 200 par minute. Les chiens de petite taille ont un rythme cardiaque beaucoup plus rapide que les grandes races. A chaque battement, du sang chargé en oxygène et en molécules nutritives parvient aux organes vitaux et aux muscles. Il arrive malheureusement parfois que ce muscle cardiaque ne soit plus capable de fonctionner correctement. L'insuffisance cardiaque correspond à une baisse de la capacité de fonctionnement du muscle cardiaque : soit les battements deviennent moins réguliers, soit ils deviennent moins efficaces. Dans les deux cas, le cœur envoie moins de sang à chaque fois.

Les causes de l'insuffisance cardiaque

Elles sont très variables. L'insuffisance cardiaque peut toucher seulement une partie du cœur (moitié gauche ou droite) ou le cœur dans sa totalité.
Il peut s'agir de rétrécissement des valvules intra-cardiaques, d'un défaut de fermeture de ces valvules, d'hypertension artérielle, d'amincissement de la paroi musculaire des ventricules par exemple. Mais quelle que soit la cause, le résultat est généralement le même : la pompe cardiaque est moins efficace. Les symptômes ainsi que le traitement sont souvent identiques pour des causes d'insuffisance différentes.

Principaux symptômes et leur évolution

L'insuffisance cardiaque est une maladie hélas relativement fréquente. Elle apparaît souvent chez les animaux qui prennent de l'âge. Il est difficile de donner un âge précis pour le début d'apparition des symptômes car cela dépend de la race de votre chien, et de l'individu lui-même. L'insuffisance cardiaque évolue en plusieurs temps :

Première phase

Au début, le chien ne présente pas de symptômes.
Le cœur commence à moins bien fonctionner, mais il compense sa diminution d'efficacité en augmentant légèrement la fréquence des battements et sa taille globale.
La maladie est déjà là, mais il n'y a aucun symptôme visible à par une augmentation de la taille du cœur.

Deuxième phase

Quelques mois à quelques années plus tard, le cœur n'arrive plus à compenser dans certaines circonstances : lors d'efforts importants ou suite à un stress.

Les symptômes apparaissent alors:

  • toux après l'effort
  • fatigue rapide lors d'effort
  • impression d'étranglement comme si le chien cherchait à cracher quelque chose
  • essoufflement
  • aggravation de ces signes en période de fortes chaleurs (en été)

A ce moment, il convient d'aller consulter un vétérinaire.

Troisième phase

C'est la phase dite de la décompensation. Le cœur est usé et ne parvient plus à fonctionner efficacement. Les symptômes de l'insuffisance cardiaque sont présents même au repos (quintes de toux, essoufflement). Le chien peut même faire des syncopes. A ce moment, le moindre effort peut être à l'origine d'un œdème pulmonaire ou d'une crise cardiaque.

Importance du diagnostic et du traitement

Pendant la 1ère phase, qui est asymptomatique, le traitement n'est pas nécessaire. La découverte d'une insuffisance cardiaque a généralement lieu pendant la deuxième phase, c'est à dire lorsque les premiers signes apparaissent. Le vétérinaire essaye de détecter l'importance de l'insuffisance par l'auscultation (audition d'un souffle grâce au stéthoscope) :  toutefois, l'intensité d'un souffle à l'auscultation n'est pas proportionnelle à la gravité de l'affection qui le provoque. Il peut également effectuer une radiographie du thorax voire une échographie du cœur et/ou un électrocardiogramme. Ceci permettra de faire un diagnostic précis de l'affection dont souffre le chien.

Un traitement dit hygiénique est à instaurer dans un premier temps.

Il faut limiter au maximum les efforts du chien : arrêt des exercices violents, promenades en laisse en évitant les sorties aux heures chaudes de la journée.
Par ailleurs, l'obésité aggrave les symptômes, une surveillance du poids du chien est donc importante. La mise en place d'un régime amaigrissant peut faire partie du traitement. Une alimentation pauvre en sel est indiquée et votre vétérinaire pourra vous conseiller. Des aliments spécifiques sont en vente sur internet. Ce sont des aliments thérapeutiques qui doivent être prescrits par votre vétérinaire en accord avec l'état de santé de votre chien.

Ces mesures hygiéniques sont rapidement complétées par un traitement médical.

Généralement il consiste en l'administration quotidienne de comprimés à votre chien. Ces médicaments améliorent le travail du cœur et évitent l'apparition d'un œdème pulmonaire. Il faut savoir que ce traitement est à poursuivre à vie, ce qui est parfois astreignant pour certaines personnes. L'état du chien s'en trouve rapidement amélioré. Attention l'arrêt brutal du traitement sans accord du vétérinaire risque d'aggraver les choses voire d'être fatal à votre chien.

Conclusion

Nous vous conseillons donc d'aller consulter votre vétérinaire ceci dès l'apparition de signes inquiétants (toux après un effort notamment, fatigue anormale, essoufflement). Dans le cas ou celui-ci diagnostique une insuffisance cardiaque, des soins attentifs et un bon suivi médical permettront à votre chien de vivre encore de belles années.

Info utile : Dans de rares cas, l'insuffisance cardiaque apparaît chez le jeune chien. Il s'agit alors de malformation cardiaque congénitale dont le traitement peut nécessiter une opération chirurgicale ou des médicaments.